Je laisse à Elena le soin de conclure cette quête, ou de continuer.
Dans le train, une babouchka et sa gamine boutonneuse qui n’arrête pas de ricaner bêtement. Puis un type, 30 ans, l’air d’en avoir 50, qui ronfle. Puis une fille tout habillée de noir avec un collier de chien autour du cou qui boit de la bière dans une bouteille de 2 litres en écoutant du métal. Pas grave, il n’y en a que pour 27 heures jusqu’à Mourmansk. « Qu’est-ce que vous venez foutre à Mourmansk ? Il y a 274 réacteurs nucléaires qui pourrissent dans la péninsule de Kola. » Ses dents blanches brillent dans la pénombre du compartiment.
J’ai rendez-vous avec un certain Igor Futterer, passage Portovy. C’est lui qui a relevé dans les Известия que des chiens se rassemblaient à deux endroits de la périphérie de la ville. (Je lui ai montré le commentaire posté jeudi dernier)
Au-dessus de Mourmansk, le ciel est couvert. Il fait à peine 10 degrés. « Je t’accompagne » dit Hécate, c’est le nom de la fille, ou c’est ce que j’ai cru comprendre.
MB
11 septembre, 2007 à 5:09
Après tout, entre Eschyle et nous, il y a à peine trente grands-mères. Les vieux modèles nous surplombent et nous agissent encore.
11 septembre, 2007 à 6:33
Alors, c’est vraiment fini ?
11 septembre, 2007 à 8:11
Qu’est-ce qu’on est allé chercher ? Quand je suis tombé sur le gamin, tout à fait par hasard, sur le port de Chalkida, et que vous m’avez reproché la nuit suivante, à l’Hôtel Arion à Athènes, de l’avoir laissé partir, qu’est-ce que je pouvais faire ? Je vous ai répété ce qu’il m’avait dit et vous n’étiez pas satisfaits. Comme si le gamin était porteur d’une énigme dont la solution vous aurait apporté quoi au fond ?
11 septembre, 2007 à 9:19
mais non c’est pas fini puisqu’ils jouent leur pièce du rouge dans les yeux à Genève.
11 septembre, 2007 à 9:27
C’est comment, Mourmansk ?
11 septembre, 2007 à 10:11
Mourmansk ça veut dire littéralement le bout du monde, 9 mois d’hiver, 52 jours d’obscurité totale et l’éclairage public allumé 6 mois mais l’ambiance la plus chaude du monde !! il faut aller au Pilot Club hyperbranché et à coté de l’Arctica il y a une disco super
11 septembre, 2007 à 10:34
Mainteant que ça se termine, tout le monde se met à écrire. Je comprends pas pourquoi tous les messages de ceux qui ont participé n’ont pas été publiés sur le blog. Comment on fait pour les droits d’auteur ?
11 septembre, 2007 à 10:57
finalement on a jamais su si c’était du lard ou du cochon. dans cette histoire il y avait bcp de détails veridiques et d’autres qui étaient tout a fait inventees. il y avait des vrais lieux et des vrais gens et des choses qu’il était impossible de croire que c’était vrai.
11 septembre, 2007 à 11:41
le gamin on l’a vu, il existe, en tous cas il a fait la video, mais les autres : Elena, Mauro, Margaret, Morton, on les a vus qu’une fois sur une mauvaise photo. c’est comme des personnages d’une histoire. Après tout ils pourraient tres bien etre inventés.
11 septembre, 2007 à 11:51
non sur la photo c’est les comédiens qui les jouent.
11 septembre, 2007 à 12:49
La maison du Roeulx est toujours en travaux. Le week-end dernier, il y avait de la lumière dans ce qui était autrefois la chambre du gamin, j’ai appelé la gendarmerie mais c’était les ouvriers qui logent dans la maison pendant les travaux, ils étaient partis pour le week-end et ils avaient laissé la lumière allumée. Hier je leur ai demandé la permission d’entrer dans la chambre du gamin, il y avait toujours ces coulées de peinture, dont il a dit « j’ai fait ça sur le mur ça explique tout pourquoi ».
11 septembre, 2007 à 13:44
j’aurais pu venir avec vous et je ne l’ai pas fait. maintenant je le regrette. c’est quand meme autre chose d’etre là physiquement.
comme dit Elena c’est bien de pouvoir renifler l#odeur des autres.
11 septembre, 2007 à 14:35
Oui, au moins comme ça on apprend qui on ne peut pas sentir.
Mon pays, je le déteste parce qu’on fait semblant de croire à un passé pour touristes mais de la vraie Grèce antique ils ne connaissent rien. Le présent est invivable, irrespirable et ce n’est pas seulement à cause de la fumée des incendies. Sotiria Bellou était lesbienne et elle s’était engagée dans la résistance, il fallait qu’elle soit internée. Mais voilà, le passé revient avec le feu : là où il y a eu les derniers combats dans le nord, c’est là que les stratèges américains ont essayé le napalm pour la première fois, le 21 août 1948, et cet été à Ioannina et à Kastoria, un champ de mines que tout le monde avait oublié empêchait les pompiers de lutter contre le feu. Ce qui s’est passé dans ma famille en 1948, je dirai seulement que c’est pour ça que je suis partie, le plus loin possible.
11 septembre, 2007 à 15:10
Enfin rentré à Montréal. Il fait doux et il pleut. Finalement je découvre que les autres vont me manquer. Je découvre que j’ai toujours aimé les gares et les aéroports parce qu’on se dit qu’on peut toujours partir pour quelque part mais voilà qu’au bout du voyage c’est toujours soi qu’on retrouve.
11 septembre, 2007 à 15:18
J’habite en Suisse, j’aimerais savoir où se joue la pièce qui a été tirée de tout ça.
11 septembre, 2007 à 17:40
« Du rouge dans les yeux » se joue au Théâtre Saint-Gervais, à Genève, du 25 septembre au 7 octobre. Voici le lien avec la page du théâtre :
http://www.sgg.ch/theatre/saisons/07/DuRouge.html
Après, le spectacle se joue le 1er décembre au Théâtre Populaire Romand à la Chaux-de-Fonds et puis du 6 au 9 décembre à la Grange de Dorigny à Lausanne.
L’Organon
http://www.cie-organon.ch/
11 septembre, 2007 à 18:38
Abdel
ici il fait 30° et le soleil tape. vous nous avez bien eus, je ne sais même pas si vous quatre vous existez vraiment derrière vos pseudos ou qui est derrière ce blog mais je peux vous dire qu’ici on en connaît un bout sur les Atrides.
11 septembre, 2007 à 19:03
Je ne sais pas si je vais continuer ce blog. Je vais en tous cas le laisser ouvert, y aller de temps en temps pour voir ce qu’il s’y passe, s’il s’y passe quelque chose. Et j’irai peut-être voir mon avatar à Genève.
J’ai lu que 40% de l’économie mondiale sont plus ou moins liés au « culturel » si on compte les lanceurs qui envoient les satellites destinés aux TV.
Aujourd’hui c’est le 11 septembre : les télévisions ont remontré les images des tours en flammes. On est partis de l’image, on y revient.
A Chalkida, le gamin a dit à Morton Garrett qu’il fallait qu’il traverse l’image, quelque chose comme « je voulais pas la tuer, rien qu’une image ».
Pendant quelques jours, on est passés de l’autre côté. Bien sûr on n’est pas toujours forcé d’y aller physiquement.
Mais qu’on soit devant son écran ou qu’on passe derrière je me dis qu’on est tous engagés dans une sorte de guerre, une guerre esthétique entre l’apathie et le soulèvement, entre la passivité et l’action, même minuscule.
11 septembre, 2007 à 20:05
cool
11 septembre, 2007 à 21:26
Abdel, c’est où chez toi ?
11 septembre, 2007 à 22:17
en Algérie
12 septembre, 2007 à 3:45
It looks like the dogs aren’t meeting at the corner of Garfield and 5th in front of Ozzie’s anymore. Maybe they’ve got things to do somewhere else ?
12 septembre, 2007 à 10:34
Est-ce que quelqu’un a vu la pièce des Suisses ?
12 septembre, 2007 à 11:44
oui, moi
14 septembre, 2007 à 10:57
oui, moi…
22 septembre, 2007 à 7:42
et alors?
Impossible de venir depuis l’Allemagne voir leur spectacle.
Il paraît qu’ils vont le mettre online.
Le blog semble inactif.