"la violence, c’est comme un double big mac…"

5 juillet, 2007

J’ai trouvé cette phrase sur je sais plus quel forum : « la violence qui engendre la violence, c’est comme un double big mac, sur le papier c’est gras, pourtant c’est pas le double big mac en soi qui fait grossir, c’est une certaine façon de vivre. »


interdire ou ne pas interdire?

29 juin, 2007

Interdire ou ne pas interdire, c’est un débat vieux comme le monde. On pourrait même dire qu’il remonte aux Grecs ! Platon défendait l’idée que le spectateur va imiter la violence mise en scène, Aristote affirmait qu’elle pouvait au contraire le libérer de sa propre violence
en France, on en discute depuis les années 60 !
Vous voulez des dates ?
en 1968 un meurtrier explique déjà son geste par l’influence d’un documentaire sur un meurtre du même type
en 1976, un débat des « Dossiers de l’écran » sur les crimes sexuels est anulé sous la pression de Michel Poniatowski, ministre de l’intérieur
en 1980 les trois premières chaînes françaises publient en commun un Livre blanc sur le sexe et la violence à la télévision
en décembre 1988 une députée nomée Ségolène Royal dépose un amendement au projet de loi sur la liberté de la communication pour limiter la violence à la télévision
en mai 1989 François Mitterrand déclare qu’il est préoccupé par la violence à la télévision et ses effets sur les enfants
en 1996 Alain Juppé, premier ministre, s’irrite de la violence à la télévision et le président du CSA, Hervé Bourges lui répond que la télévision n’est que le reflet de la société, conséquence on met en place une signalétique de catégorisation des programmes
en 1997, la programmation à une heure tardive du film de Bertrand Tavernier L’Appât est anulée
en 1998 Jean-Pierre Chevènement, ministre de l’intérieur, parle des « petits sauvageons qui vivent dans le virtuel ».
en mars 2002, la même Ségolène Royal qui a failli être notre présidente de la république annonce sa volonté de lutter contre la « maltraitance audiovisuelle des jeunes ».
Ce débat revient régulièrement, surtout quand les images apparaissent « contagieuses » comme lorsque des adolescents ont incendié un bus à Marseille, et brûlé gravement une jeune fille. Ils l’ont fait par imitation parce qu’ils avaient vu des images de voitures brûlées à la télé. Encore une fois, c’est la banalisation de la violence dans les médias qui est en question.


Scream

27 juin, 2007

scream_.jpgOn parle beaucoup de Scream sur ce blog. Mauro parlait du masque qu’on voit dans Scream, en vente dans tout bon magasin de farces et attrapes. Il posait le problème du courage politique. Mais peut-on s’opposer de front aux forces du marché?


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